Réussir le passage à une culture de la mobilité durable suppose une implication citoyenne. Si les collectivités locales demeurent la clé de voûte de la mobilité, l’action de tous est essentielle : les entreprises devront demain veiller à favoriser le déplacement de leurs employés, les constructeurs devront inventer les voitures de demain non polluantes, les citoyens pourront faire le choix du transport collectif, de l’intermodalité, du transport doux, voire de l’éco-conduite. Le comportement individuel est un facteur essentiel pour réussir le passage à une culture de la mobilité durable. Etes-vous prêts à changer ?
« Pour nous, c’est l’idéal ! »
Jean-Marc Goyenetche est conducteur-receveur de la STAB depuis neuf ans. Il est plus que satisfait de la mise en site propre de la ligne 1 entre Bayonne et Anglet. «Pour nous, c’est l’idéal. Moins de stress, de fatigue, un meilleur contact avec la clientèle, une rapidité de service avec un gain de temps de près de 10 minutes».
Habitué de la ligne 1, il en loue l’évolution depuis la mise en place du couloir réservé. «Les usagers ont le sourire. Les usagers sont surs désormais de leur temps de parcours.» Pour lui, « cette évolution va dans le sens normal de la modernité d’un réseau ». « Toutes les agglomérations favorisent désormais le cadencement des bus. C’est à notre tour… » Il se félicite également de ce que les CHRONOBUS soient moins polluants. « Les bus nouvelle génération le seront encore moins. Et ça, c’est bon pour l’avenir de nos enfants »…
« Me laisser tenter »
Cécile Mestelan, 21 ans, habite à Biarritz, non loin du cinéma le Royal de Biarritz. Elle fait partie de la première promotion de l’Ecole Supérieure d’Arts des Rocailles installée au plateau images, non loin de là. «Je n’ai donc pas de mal à m’y rendre à pied ». Quand elle a ses workshops à la « blanchisserie », l’annexe de l’école située rue des Petites-Sœurs-des-Pauvres, la jeune fille emprunte son scooter… Il lui arrive également de recourir à la voiture de sa mère pour des trajets plus lointains. «Car qu’on le veuille ou non, l’automobile reste un transport de liberté ». Pour autant, Cécile Mestelan se dit intéressée par le concept de bus en site propre… «Cela me donne envie d'essayer, et peut-être y prendrai-je goût. Comme ce n’est pas imposé, mais suggéré, je vais me laisser tenter»…
« C’est très avantageux »
Sandrine Le Toullec, mère au foyer de 24 ans, est installée au Petit-Bayonne depuis peu. La jeune maman est devenue une familière des transports en commun, spécialement de la ligne 1 dont elle apprécie « l’évolution ». « Avec le couloir réservé, le bus file, c’est indéniable. Les avantages sont nombreux ». Elle regrette cependant l’accès difficile aux personnes à mobilité réduite et aux poussettes. « Il faudrait une rampe d’accès ». Laquelle figurera parmi les avantages des futurs Bus à Haut Niveau de Service prévus en 2010.
La jeune femme évoque aussi un manque dans le maillage du territoire. «Il est très facile de circuler sur le BAB, beaucoup moins pour aller du côté de Bassussary par exemple ». Sandrine a cependant noté la volonté des acteurs locaux d’aller de l’avant. Elle partage leur préoccupation écologique. «L’avenir passe par de nouveaux modes de circulation. A Toulouse où j’ai vécu avant, la ville est déjà bien avancée dans ce domaine». «Ici, je verrais bien un tram» sourit la jeune femme. Laquelle est demandeuse d’infos régulières sur les déplacements, «comme cela se fait pour le tri sélectif»…
« C’est tout ce que j’attendais »
« Les bus sont toujours à l’heure maintenant. C’est tout ce que j’attendais ». Michael Bique a le sourire aux lèvres. Avec la mise en place de CHRONOBUS, plus de stress d’arriver en retard au restaurant du Port-Vieux de Biarritz où ce Spiritain travaille. « J’ai gagné près de 15 minutes sur mon trajet habituel entre la gare de Saint-Esprit et le centre de Biarritz. Pour moi, c’est le pied ». Autre avantage selon lui, l’économie réalisée. «Si j’avais à payer l’essence, ce serait beaucoup plus élevé. Là, j’ai un abonnement de 25 euros/mois. C’est économique, pratique, et écolo. Tout baigne »…
Le jeune homme apprécie l’aménagement du couloir réservé. « Si j’étais en voiture, je serais peut-être moins ravi, mais c’est peut-être l’occasion pour les gens de découvrir d’autres manières de se déplacer».
« J’arrive à l’heure ! »
« C’est super ! Tous les gens qui empruntent ce bus ne peuvent être que de mon avis ». Gil Rubinstein, 48 ans, est « enchanté ». « J’arrive à l’heure à tous mes rendez-vous, c’est impeccable ». Ce Bayonnais, installé dans le quartier de la cathédrale, a toujours privilégié le bus à la voiture. Et pour cause. Il n’a pas de permis de conduire. « C’est un choix. A Paris où j’ai longtemps travaillé, je n’en n’avais pas besoin. Ici, je n’ai pas souhaité le passer. J’ai donc composé avec les transports publics. Plus difficilement ». S’il loue la desserte de bus entre les trois villes du BAB, le quadragénaire se montre en revanche critique sur le reste du maillage.«Aller à Saint-Jean-de-Luz, vers Cambo ou l’intérieur du Pays basque, relève presque du parcours du combattant. Je reste persuadé que si l’on offre aux gens les alternatives efficaces, ils privilégieront les nouveaux modes de transport (bus, navettes, covoiturage…) pour aller au travail. Tout le monde a une conscience écologique. Il ne reste qu’à mettre en place ces alternatives »…
« Il faut s’habituer »
« En principe, je fais tout à pied et en bus » indique l’alerte retraitée biarrote, Jacqueline Lasséougue. A 77 ans, la dame privilégie des trajets courts à proximité de son domicile, dans le quartier de la Reine-Nathalie, à Biarritz. Elle se rend parfois du côté de Bayonne, emprunte la ligne 1 ou la 2 plus régulièrement. « J’aime bien prendre les transports en commun, je rencontre des gens, et surtout, je trouve les chauffeurs d’une telle gentillesse »... Pour cette agréable grand-mère, toutes les actions engagées en faveur de la protection de la planète, de la lutte contre le réchauffement climatique seront les bienvenues… « Maintenant, tout change. Les transports aussi. Il faut juste que les gens s‘y habituent… »
« Rapide, pratique, économique »
Michel Decomble rentre d’un chantier à Biarritz à son domicile bayonnais, dans le centre. Ce carreleur de 55 ans a opté pour les transports en commun depuis belle lurette. Selon lui, la pratique se répandrait auprès d’ouvriers du bâtiment. « Sur les chantiers, on est nombreux à avoir privilégié cette formule. Laisser les affaires sur le chantier et rentrer en bus. On gagne en temps, en argent en stress. On ne s’inquiète pas à savoir où se garer, si on a pris un PV. Là, c’est simple. En plus, depuis la ligne réservée entre Bayonne et Anglet, les bus filent, on a gagné en rapidité »…
Michel Decomble a apprécié en outre de pouvoir se rendre gratuitement au centre commercial d’Anglet tous les samedis d’été. « C’était bien pour donner envie aux gens de connaître. Les personnes qui l’ont décidé peuvent recommencer quand elles veulent » sourit-il. Ceci dit, Michel Decomble ne trouve pas « exagéré » le prix d’1,20 euros le billet, « d’autant qu’on peut faire l’aller-retour en une heure avec le même ticket ». « Mais si le prix baisse, je ne suis pas contre, forcément… »











