mercredi 8 février 2012
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Canopia : pour valoriser les déchets de l’agglomération bayonnaise

21.07.10

Canopia : pour valoriser les déchets de l’agglomération bayonnaise

Canopia. Tel est le nom retenu pour le futur pôle de valorisation des déchets de l’agglomération bayonnaise. La conception de ce futur pôle, sa construction et une partie de son exploitation, ont été confiés par le syndicat mixte Bil Ta Garbi, en charge du traitement des déchets, au groupement Urbaser-Urbaser environnement-DHR.

L'offre d'URBASER avait été jugée la « plus pertinente » par le syndicat. "L'excellence du projet allait au-delà des exigences initiales du syndicat et comme le plus abouti sur les plans architectural et paysager" avait indiqué Alain Iriart, président du Syndicat mixte de Bil ta Garbi, lors de la présentation du lauréat.

Le projet de Caopia, dont  le nom est tiré de celui de « canopée », le sommet des arbres, a été dévoilé en conférence de presse.Il porte sur la réalisation d’une usine de transformation des déchets ménagers sur un terrain situé sur le site de Batz, rive droite de l’Adour dans le quartier de Bayonne nord.

Le pôle a pour ambition première de « traiter et de valoriser les déchets ».  

Le pôle de valorisation comprendra ainsi deux unités centrales et garantes de la gestion durable des déchets : 

-       Une unité de tri-méthanisation-compostage des déchets ménagers, d’une capacité de 80 000 tonnes de déchets par an. Son but ? Transformer les déchets ménagers en compost et en énergie, réduire de moitié la part des déchets à enfouir et les stabiliser avant enfouissement. Cette opération de valorisation organique et énergétique est rendue possible grâce au procédé de méthanisation à haute concentration Valorga.

-       Une unité de tri des emballages ménagers, journaux et magazines d’une capacité de 15 à 20 000 tonnes par an. Il vise au conditionnement avant recyclage des journaux, emballages et magazines.

Et trois unités complémentaires :

-       un point de regroupement et de transfert des encombrants (bois, déchets, déchets verts et déchets non valorisables) des déchetteries de la Communauté. Ce site aura une capacité de 20 000 tonnes.

-       un circuit et un espace pédagogiques pour sensibiliser le public à la gestion des déchets

-       les bureaux du syndicat Bil Ta Garbi.

Ainsi, les 76 200 tonnes de déchets résiduels (triés par les particuliers) et les 15 000 tonnes issues des collectes du syndicat et de ses partenaires seront transformés en biogaz. 12 500 mégawatts d’énergie électrique et 12 500 mégawatts d’énergie thermique pourront ainsi être produits.

Par ailleurs, cet équipement high tech doit permettre de réduire l’enfouissement : aujourd’hui, 100 % des déchets ménagers résiduels sont enfouis. Demain, ils ne seront plus que 40 % à être enfouis à Saint-Pée-sur-Nivelle. Le reste sera valorisé.

 

Plus encore, des exigences environnementales très fortes encadrent ce projet. L’enjeu premier est en effet d’assurer l’absence de nuisances olfactives. Alain Iriart a en effet réitéré l’objectif du « zéro odeur ». Selon les spécialistes d’URBASER, l’air est parfaitement canalisé car capté à la source, confiné puis traité. Il n’y aura en outre pas d’opérations de stockage en extérieur.

Autre garantie exigée : la limitation du bruit à son niveau actuel. C’était là l’une des prédictions du commissaire enquêteur dans le cadre de la Déclaration d’Utilité Publique.

La préservation du site naturel était une autre exigence forte de la part de Bil Ta Garbi.

URBASER a donc proposé une intégration harmonieuse du centre dans son environnement boisé.

5500m2 de panneaux solaires et 4 500m2 de surfaces végétalisées répondent ainsi aux enjeux de préservation des ressources…

Ainsi, en plus d’être économes en énergie, les bâtiments devraient s’intégrer dans le décor naturel, avec des façades et des toitures végétalisées…

 

Pour veiller à l’application de ces principes, un comité de vigilance composé d’élus et d’associations sera mis en place.

Pour l’heure, le projet se poursuit. L’avis du préfet relatif à la Déclaration d’Utilité Publique interviendra avant l’automne 2010. Rappelons que le commissaire-enquêteur avait donné un avis favorable assorti de quatre points de vigilance. Une deuxième enquête publique pourrait intervenir d’ici 2011 pour l’autorisation d’exploiter. 

Le savez-vous ?Le coût de pareille installation avoisine les 60 millions d’euros pour un coût d’exploitation annuel estimé à 7 millions d’euros pour les cinq premières années. Une cinquantaine d’emplois seront créés à terme (la moitié pour l’unité de tri-méthanisation-compostage, l’autre moitié pour le centre de tri des emballages ménagers).  

 

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