LGV : François Fillon confirme la voie nouvelle
« Le courrier du Premier ministre apporte de la clarté dans le dossier de Ligne à Grande Vitesse » a précisé Jean Grenet en rendant public le courrier que lui a adressé le Premier ministre, François Fillon, le 4 décembre dernier. « J’avais fait part au Premier ministre de mes préoccupations. J’attendais de sa part une clarification. Car les relations entre élus se crispaient, l’ambiance devenait délétère », a indiqué Jean Grenet. Ainsi, pour la deuxième fois dans l’histoire de ce dossier, François Fillon est intervenu pour confirmer l’engagement de l’Etat en faveur de la ligne nouvelle.
Dans son courrier daté du 4 décembre, le Premier Ministre a rappellé la nature d’un projet inscrit dans celui « plus global Sud Europe-Atlantique qui revêt un intérêt majeur pour le développement du Sud-Ouest de la France mais également pour les échanges entre la France et l’Espagne s’agissant d’un projet européen structurant inscrit dans les Réseaux transeuropéens de transport (RTE-T) par l’Union européenne ».
A travers ce courrier, François Fillon est revenu sur le débat public tenu fin 2006 où les différentes options d’aménagement ont été étudiées. « Le débat a précisé la perspective de saturation de la ligne existante à deux voies et montré la nécessité d’une ligne nouvelle, notamment entre Dax et la frontière espagnole, avec une large adhésion des participants ».
« A l’issue de ce débat, Réseau Ferré de France, le maître d’ouvrage, a décidé de poursuivre les études pour la mise en service d’une ligne nouvelle entre Bordeaux et l’Espagne lorsque la ligne existante à deux voies ne permettra plus de répondre aux besoins de trafics. Dans l’attente, il a également été décidé d’améliorer la ligne actuelle, afin de faciliter le transit des trains, notamment le fret ».
Et le Premier Ministre de poursuivre : « La France s’est par ailleurs engagée envers l’Espagne de manière réitérée et au plus haut niveau de l’Etat, à apporter la grande vitesse à la frontière franco-espagnole sur le corridor Atlantique à l’horizon 2020. Une section internationale entre Dax et Vitoria a ainsi été définie entre nos deux pays pour une avancée coordonnée des projets ».
François Fillon a enfin confirmé que « les études, ainsi que les concertations conduites par RFF relatives à la définition du fuseau de la nouvelle ligne entre Bordeaux et l’Espagne seront poursuivies afin de préparer la mise à l’enquête publique du projet à l’horizon 2011 ». « Cette ligne nouvelle permettra de répondre, le moment venu, à la saturation de la ligne existante » a estimé le Premier ministre.
François Fillon a par ailleurs insisté sur son souhait que RFF définisse la meilleure intégration possible de la ligne nouvelle dans les territoires traversés. « En particulier, la traversée du Pays basque par la ligne nouvelle devra tenir le plus grand compte de l’environnement, marqué par une forte urbanisation, la présence d’un relief accentué, de paysages remarquables, de vallées inondables et écologiquement sensibles. Les solutions en souterrain dans les sections les plus sensibles devront donc être privilégiées ».
Un souhait que partage le député Jean Grenet. Lequel a rappellé que le projet de ligne nouvelle compte « plus de 60 % de ligne enterrée, au lieu des 30 % initialement prévues ». « Je partage ce souhait. En tant que député-maire, président de la Communauté, je ne tiens pas à voir le territoire balafré. Les solutions les mieux adaptées comme les souterrains devront être privilégiés dans les endroits les plus délicats. Je rappelle encore que ce projet s’inscrit dans le cadre du Grenelle de l’environnement, j’avais à ce sujet Jean-Louis Borloo en direct de Copenhague »…
Jean Grenet appelle désormais l’ensemble des élus à œuvrer dans le même sens pour « réussir la meilleure insertion environnementale de la LGV dans sa traversée du Pays basque ».
Partager cet article
Envoyer à un ami






